Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiments.
On vit comme des cons.
On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore...
Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent.
On tente de se distraire, on fait la fete, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence de Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Je continuerai a sortir, a taper, a boire, et a persecuter des cons. Pour que ca me donne bonne conscience.